# Le principe

Dans un roman, vos lecteurs peuvent écrire aux personnages que vous ouvrez à la conversation. Le personnage répond avec son caractère, ne sait que ce que le lecteur a lu et ne révèle jamais la suite. La conversation suit le lecteur d'un chapitre à l'autre : quand il avance, le personnage apprend ce qui vient de se passer.

# 1. Ouvrir la conversation à un chapitre

Sur le chapitre choisi, ajoutez un événement Conversation avec un personnage. En roman, le formulaire est réduit à l'essentiel :

  • Action : Ouvrir (le personnage apparaît dans les contacts du lecteur), Fermer (il part ou se tait), Rouvrir (il revient, en se souvenant de la conversation).
  • Personnage.
  • Message d'accueil : le premier message que reçoit le lecteur. Vide, le personnage attend qu'on lui écrive.
  • État d'esprit à ce moment (facultatif) : « il vient d'apprendre la mort de son frère, il est sec ».
  • Nombre maximum de messages (facultatif) : au-delà, le personnage prend congé.
Les déclencheurs d'événements depuis le chat, les variables et les conditions restent réservés aux histoires interactives.

# 2. Dire qui est le lecteur : la carte « Face au lecteur »

Sur la fiche du personnage, sous la persona IA, la carte Face au lecteur répond à la question « qui est le lecteur pour toi ? » :

  • Un confident (par défaut) : quelqu'un de son monde à qui il se confie, hors de l'action.
  • Un inconnu de son monde qui le contacte : il faut gagner sa confiance.
  • Un personnage de l'histoire : le lecteur incarne un autre personnage, que vous choisissez.
  • Un lecteur : 4e mur ouvert, il sait qu'il est un personnage de roman.
Ajoutez, si vous voulez, ce qu'il sait du lecteur / votre relation (500 caractères) et le tutoiement (tu, vous ou au choix). Ce qu'il refuse d'aborder se règle dans « Ses limites » de la persona.

# 3. Les connaissances, chapitre par chapitre

Dans la carte Connaissances de la fiche, chaque connaissance a un moment :

  • Toujours : il le sait dès le début.
  • À partir du chapitre N : il l'apprend quand le lecteur atteint ce chapitre.
  • Secret jusqu'au chapitre N : il le sait déjà mais ne le révèle jamais avant ce chapitre ; ensuite, il peut en parler. Exemple : « Je suis le père de Léa », secret jusqu'au chapitre 9.
Les chapitres se choisissent dans une liste : si vous réordonnez le manuscrit, la connaissance suit son chapitre.

# Pas de spoiler, par construction

  • Le personnage ne reçoit que les chapitres que ce lecteur a lus (et parus, pour un feuilleton). La suite du roman ne lui est jamais envoyée.
  • Il a pour consigne de ne pas connaître l'avenir : si on le lui demande, il répond en personnage qu'il ne sait pas.
  • Un garde-fou relit chaque réponse : s'il y trouve un secret pas encore levé, ou le nom d'un personnage que le lecteur n'a pas encore rencontré, il reformule la réponse. Rien à saisir pour ces personnages : c'est automatique.
  • Un lecteur ne peut écrire qu'à un personnage dont vous avez ouvert la conversation.

# Tester « comme un lecteur »

Dans le panneau Parler à un personnage, choisissez un chapitre puis Comme un lecteur : le personnage vous répond exactement comme à un lecteur arrivé à la fin de ce chapitre (carte Face au lecteur, histoire lue jusque-là, garde-fou actif). Quand le garde-fou a reformulé une réponse, une note discrète l'indique sous la bulle. Comme l'auteur reste l'entretien de travail habituel ; les deux conversations sont séparées. Le mode lecteur n'existe pas pour « Tout » : un lecteur est toujours quelque part dans l'histoire.

Compte lecteur et quota IA

Discuter avec un personnage demande un compte lecteur : un lecteur sans compte lit le roman sans recevoir les conversations. Chaque message du lecteur compte dans son quota IA ; le nombre maximum de messages de l'événement permet de borner une conversation.